Name on the Door
Knock Knock
Knock Knock
12/10/11
Salut le peuple.
Ma Majesté souhaite sortir de son silence suite aux centaines de manifestations publiques et privées en faveur de mon retour. Je vous en prie, arrêtez le massacre. Ne faîtes pas comme le petit Steve qui a récemment décidé d’arrêter sa chimio jusqu’à ce que je publie un article. C’est désormais chose faite. Donc s’il te plait, Loana, doucement sur le Nutella. Tu vas provoquer une pénurie de noisettes et on se souvient tous de la vague de suicides que la dernière crise des noisettes a provoqué chez les écureuils maltais.
Oui, je sais. Oui, je sais. Cela fait maintenant près de 2, ou 3, mois que je ne vous ai plus raconté mon quotidien, ces moments de vie qui rendaient la votre digne d’être vécue et la mienne encore plus utile pour le bien public. Je vous demande donc platement d’accepter mes excuses aussi plates que la poitrine de Jane Birkin ou alors d’aller voir ailleurs si j’y suis. Car j’ai, comme d’habitude, deux excuses en béton armé pour expliquer mon absence.
Je n’étais jusque là qu’un pauvre stagiaire. J’avais donc le temps de vous écrire de temps à autre pour vous faire découvrir des produits que les nantis comme moi possèdent depuis déjà des mois tandis que vous, prolétaires délétères, n’y avez accès que des années plus tard. Or, je suis désormais un apprenti. Eeeeeeeet oui. Comment ça vous ne savez pas ce que c’est? Un apprenti, c’est un étudiant qui alterne période en entreprise et période en formation. En théorie, c’est plutôt cool. On se dit que ça fait deux fois moins de cours et trois fois plus de fric. En pratique c’est un peu plus contraignant. En effet, l’apprenti, même s’il est considéré comme un salarié et n’a donc plus le droit aux APL, reste un étudiant. Il doit donc suivre le même programme que ses camarades en cursus traditionnel en deux fois moins de temps. Or, mon génial cerveau ne pouvant se contenter d’un seul programme, j’ai décidé de suivre 3 master différents au sein de mon école, ce qui fait de moi un prétendant au livre des records.
Bref, dans le cadre de cet apprentissage, j’ai intégré le merveilleux monde de la grande distribution. Je travaille donc pour une grande enseigne en tant qu’apprenti manager de rayon. Comment ça c’est bidon comme titre? Non, cela ne signifie pas que je passe mon temps à ranger des rayons. Non, je ne suis pas constamment en train de faire des cartons. J’ai également appris à me servir d’un trans-palette, et ça, dans le marketing, c’est une compétence essentielle au développement personnel de mon moi intérieur.
On en vient donc à la question que vous vous posez tous: »Pourquoi la grande distribution NeuNeu? ». Toi dont l’esprit brillant comme Dany a toujours préféré le côté stratégique du marketing ou le milieu carnassier des commerciaux, pourquoi te jeter dans la fosse aux lions? Et bien c’est simple, ils payent super bien. Ouais, je vais passer un an à tirer des palettes avec des mecs qui ont autant de neurones que ma grand-mère avait de dents, c’est-à-dire 1, ou 2 si on compte les cariées. Oui, mon auguste personne devra se lever à 4h30 certains matins pour ranger derrière des bouseux incapables de reposer un article à l’endroit où ils l’ont pris.
C’est peut-être ingrat comme tâche, mais ça me permet de payer mon loyer et les frais inhérents à la vie de couple. Parce qu’une copine, c’est pas évident à entretenir [Chérie, tu peux appuyer sur la petite croix rouge là haut s'il te plait? Ca agrandira un peu l'image. Merci. Kiss lol xoxoxo]. Déjà, il faut la nourrir, et à moins de tomber sur un spécimen rare, le coup des steaks congelés ne fonctionnera pas bien longtemps. Ensuite, faut la divertir, sinon elle s’ennuie. Et quand elle s’ennuie, elle t’ennuie. Du coup, je lui branche l’aspirateur acheté quelques jours plus tôt pour qu’elle s’amuse pendant que je joue à FIFA 12. Et puis surtout, il faut lui accorder du temps. Or, le temps, c’est de l’argent. C’est pour cela que j’ai décidé de rentabiliser ma relation amoureuse. Je l’ai poussée à prendre un job. Maintenant, quand je passe un peu de temps avec elle en délaissant la PS3, je sais que je peux sortir en faisant semblant d’oublier mon portefeuille.
Bref, comme vous avez pu le constater, j’ai un emploi du temps très chargé, trop chargé pour que le bon déroulement de vos misérables vies de cloportes en à claquettes clinquantes représente quoique ce soit d’important à mes yeux….
PS: La vérité, c’est que ma copine m’interdit d’aller sur le PC tant que je n’ai pas fait la vaisselle. Si quelqu’un veut bien me dire comment on ouvre le Paic Citron, elle revient bientôt du boulot et j’ai toujours pas lavé ce putain de plat à raclette!!!!!!
12/07/11
Presqu’un mois sans article, je suis vraiment un blogueur indigne. Vous faire languir comme ça est un véritable scandale, et j’en suis le premier choqué chers lecteurs. Toutefois, à ma décharge, sachez que je suis un homme extrêmement occupé. Et oui, depuis quelques mois, je prends ma douche le soir. Forcément, il ne me reste plus beaucoup de temps pour griffonner des blagues salaces et vous les susurrer sensuellement dans le creux de l’oreille d’une voix tellement excitante qu’elle pourrait faire bander Jean-Paul II.
Bref, passons les détails de ma vie aussi passionnante que le quotidien d’un Sofitel à Manhattan pour aborder le coeur du sujet, à savoir le film Super 8. Et oui les amis, alors que de nombreux fans trépignent d’impatience en ayant les fesses qui font bravo à l’idée de voir le prochain chef d’oeuvre de JJ Abrams, et bien moi qui ne sait même pas écrire son nom correctement sans utiliser Google, je l’ai vu un mois avant sa sortie en France. Alors les Geeks, j’vous ai bien titillé le processeur là hein hein hein?
Pour ceux qui l’ignoreraient, JJ Abrams est une sommité dans le monde très fermé des séries télé et du cinéma puisqu’il a crée Alias, Lost ou encore Fringe et Mission Impossible III. Personnellement, je n’ai vu que Fringe et Mission Impossible, qui ne m’a d’ailleurs pas laissé un souvenir impérissable. Bref, passons pour le paragraphe sur le talentueux JJ.
Super 8 est un film de science-fiction ayant l’ambition de se transformer en E.T des années 2000. Pour ma part, j’ai trouvé cela beaucoup plus « adulte » qu’E.T et surtout un peu plus angoissant. On retrouve dans ce film pas mal d’acteurs inconnus au bataillon et plutôt jeunes puisque les héros ont entre 12 et 15 ans je dirai. Pour ne pas trop en dire, ces petits voyous se sont retrouvés malgré eux au milieu d’une affaire qui les dépasse quasiment autant que Carla dépasse Nicolas. Fans de films d’horreur, ils étaient en train de tourner un film de zombie à l’aide d’une caméra « Super 8″ lorsque l’impossible arriva, et leurs vies ont basculé. Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré ce film. Le second degré, la réalisation, les personnages et le scénario sont très sympas. En fait, le scénario n’est pas des plus original et on aurait vite pu tomber dans le film SF bas de gamme. Toutefois, l’interprétation des jeunes acteurs et le second degré présent tout au long du film le rendent unique et très agréable à suivre.
De plus, je vous conseille d’en savoir le moins possible sur le scenario avant de vous rendre dans la salle, cela vous permettra de vous laisser porter par les évènements sans trop attendre ce que vous aurez lu et entendu précédemment. Tout ce que je peux vous dire c’est de foncer dans une grande salle près de chez vous pour profiter de ce superbe film.
Note générale: 18/20
Points positifs: Second degré, excellente interprétation des différents acteurs, pas de longueurs et surtout une réalisation à la fois simple et léchée qui permet de s’immerger totalement dans l’univers de ce film.
Points négatifs: Y’a pas les nibards de Rosie Huntington Whiteley ou de Megan Fox à chaque scène d’action, et les héros sont trop jeunes pour qu’on puisse leur reprocher leurs comportements à la con!
16/06/11
Bon, le mois de mai et le début du mois de juin auront été plutôt mouvementés. Enfin, pas pour moi hein. Même si j’aurais aimé trousser une domestique dans une suite présidentielle en plein coeur de Manhattan, je me suis contenté d’embrasser tendrement ma bien-aimée en rêvant de fougueuses chevauchées à dos de Guinéenne prolétaire. Pendant que DSK était en train de parfaire son énorme cul, euh culture à Rikers Island, je me paluchais tranquillement dans les locaux d’une des plus grande multinationales en attendant que ma ravissante collègue viennent me prouver une nouvelle fois que son QI atteint difficilement sa température anale.
Bref, vous l’aurez compris, je mène une existence trépidante et profite de ma qualité de stagiaire pour mener une introspection de mon moi intérieur. Après m’être introspecté pendant plusieurs mois, j’en suis arrivé au constat suivant: je suis un lâche. Oui, je l’avoue fidèles lecteurs n’ayant même pas le courage de dévoiler votre véritable identité en commentant mon charabia neuneutien, je suis lâche. C’est le bilan que l’on peut faire d’une année passée à nettoyer la merde de mes collègues ou bien à essuyer celle laissée sur mon front par des supérieurs trop heureux de pouvoir s’essuyer le cul dans la tignasse d’un stagiaire plutôt que de faire leur boulot correctement.
Quand certains osent changer de stage parce que leurs collègues sont insupportables ou bien la mission inintéressante, je me suis entêté à rester et n’est fait qu’empirer la situation en ne disant pas que rien n’allait. Pour moi les stages c’est l’armée, quand un supérieur te dit de faire quelque chose, tu fermes ta gueule et tu obéis. Même si à chaque entretien on m’a répété à outrance que je serai force de proposition, je n’ai jamais rien proposé d’autre que d’aller prendre un café. Malgré tout, j’ai continué à baisser les yeux et faire le peu de choses que l’on me demandait de faire jusqu’à ce que l’on me vire du jour au lendemain.
Mais ce n’est pas le pire. Non, le pire c’est lorsque l’on se laisse faire par d’autres stagiaires. Là, c’est carrément pathologique. Alors qu’adolescent j’avais tendance à foncer tête baissée dans toute sorte de conflits et débats plus ou moins stériles, je préfère encore aujourd’hui emmerder un contrôleur de la SNCF plutôt que de dire à une collègue que son incompétence commence gentiment à me sortir par les yeux. L’idée de froisser quelqu’un que je croiserai quotidiennement me contrarie tellement que je préfère prendre sur moi et passer la serpillière derrière ceux qui ne font pas leur travail correctement.
Pour ceux qui seraient dans la même situation que moi, n’hésitez pas à me contacter pour échanger quelques tuyaux sur les moyens de renverser la vapeur et dominer le monde (du travail). La vie est trop courte pour qu’on la passe à manger la couleuvre de nos patrons! Prolétaires, arrêtez de subir, il est temps d’agir. Tous ensemble, nous pourrons créer un nouveau monde, un monde dans lequel les lâches seraient réunis et n’hésiterez pas à se critiquer ouvertement puis à s’excuser platement. Un monde dans lequel le mérite irait au méritant et la pénitence aux pénis. REJOIGNEZ MOI!! (mais faîtes le discrètement, faudrait pas qu’on dérange trop quand même…)
7/06/11
Les enfants, votre guide spirituel est enfin de retour. J’aimerais être plus souvent à vos côtés pour prêcher la bonne parole, mais mon temps étant précieux, je ne peux le perdre à éduquer votre pauvres petits esprits pervers.
Toutefois, dans ma grande bonté, je vais vous raconter ma vie et notamment vous donner mon avis sur le dernier film que je suis allé voir au cinéma, à savoir : « X-Men, le commencement ». Autant vous le dire, j’attendais ce film comme Steevy attend la Gay Pride. Je l’attendais aussi impatient que craintif : impatient parce que l’idée de reprendre la genèse des X-Men est très intéressante et craintif parce que quasiment aucun des personnages choisis n’a réellement fait partie de la première équipe des X-Men. Des membres originels on ne retrouve que Le Fauve et le Professeur X. C’est compréhensible étant donné que la plupart des membres de l’équipe de base sont apparus dans les 3 premiers opus. Mais tout de même, de là à recaser Havok, le demi-frère cadet de Cyclope, c’est plutôt culotté. Passons sur les incohérences du scenario qui ont du faire pâlir les fans de comics. Maintenant, concentrons-nous sur les faits et rien que les faits.
Pour les culs terreux vivant au fin fond d’une grotte ou même en Normandie, ce film revient sur les origines des X-Men et du conflit opposant Magneto et le professeur Charles Xavier. La Terre ignore encore l’existence des mutants mais cela est sur le point de changer puisque le vilain Sebastian Shaw, incarné par Kevin Bacon, entend déclencher une guerre nucléaire avec l’aide de la sublime Emma Frost. Le but de cette guerre nucléaire : exterminer la race humaine pour laisser les mutants dominer logiquement le monde.
Ce conflit entre les méchants et gentils serait extrêmement banal s’il ne permettait d’explorer une thématique récurrente dans la saga des X-Men : l’intégration des mutants dans la société. Pour Magneto et Sebastian Shaw, les mutants sont supérieurs aux humains et les deux ne pourront cohabiter pacifiquement. Au contraire, Xavier croit sincèrement et peut-être naïvement qu’humains et mutants pourront forniquer en paix dans les champs et prés du monde entier. L’un prône la violence, l’autre la diplomatie. Plus qu’une opposition de style, ce sont surtout deux leaders ayant le même but : la survie de leurs semblables dans un monde hostile.
Au cours des différentes étapes de ce film, on devine qu’à chaque instant tout peut basculer et on ne fait qu’attendre ce moment, le premier affrontement entre Xavier et Magneto. Le conflit nucléaire n’est finalement qu’un prétexte pour exhiber le physique affolant de January Jones (Emma Frost) et expliquer comment Erik a basculé du côté obscur de la Force.
Cette problématique permet à ce X-Men : First Class de ne pas être qu’un blockbuster surfant sur la vague Marvel sans toutefois en faire un film trop pompeux. Si j’ai été déçu à la sortie par le choix des personnages ainsi que certaines infidélités aux comics, les scènes d’action sont très réussies et les acteurs, même si moins convaincants que Patrick Stewart et Ian McKelley, extrêmement convaincants.
En somme, ce X-Men First Class est divertissant mais risque de faire grincer des dents de nombreux intégristes de l’univers Marvel à cause des libertés scénaristiques prise par la production.
Note générale : 15/20
Points positifs : January Jones en petite tenue ça vaut le détour pour les fans de Barbie, scènes d’action très bien filmées
Points négatifs : Kevin Bacon est vraiment mauvais, on fait difficilement moins charismatique comme méchant. De tous les mutants disponibles dans l’univers Marvel, pourquoi choisir ceux là pour faire les super-vilains ? Manque de charisme (sauf pour Azazel) et aucun rapport avec les comics d’origine.
13/05/11
Mercredi 11 mai est un jour à marquer d’une pierre blanche. Ce jour là, Hugh Laurie, que l’on pourra bientôt surnommer le Divin Chauve vu l’état d’avancement de sa calvitie, a donné un concert unique en France au Trianon. Vous n’êtes probablement pas sans savoir qu’en plus d’être un acteur extrêmement talentueux, un auteur correct il est également un excellent musicien. Autant le dire franchement, je ne connais rien au blues. D’ailleurs, mon père avait un « best-of blues » et je redoutais constamment qu’il père mette le CD dans la chaîne hi-fi. Si je suis allé voir Hugh, c’était plus pour défendre ma dulcinée des hordes de harpies présentes dans la salle et voir en chair et en os le charismatique Dr House.
Le concert commençait à 20h, à notre arrivée à 19h sur place, il y a déjà 800 mètres de file d’attente et 3 cadavres qui jonchent le sol à l’entrée du théâtre. La lutte pour la première rangée a fait rage et alors que nous remontions la file d’attente, nous pouvions sentir la sueur et le sang versés pendant la bataille. C’est bien simple, le public était quasiment entièrement constitué de femmes. Les seuls hommes étaient accompagnés de leur copine. Les plus confiants se contentaient de leur tenir fermement le poignet, les plus réalistes les ont attachées avec des menottes et fixé une ceinture de chasteté. Moi j’étais plus dans le genre réaliste. Voire extra réaliste. Je lui ai aussi fait manger des oignons crus et du reblochon pour éviter qu’elle saute sur le premier sosie de Hugh Laurie qui passe. Ce concert, c’était une sorte de rassemblement de groupies hystériques prêtes à tuer père et mère pour pouvoir toucher leur idole.
Bref, après quelques minutes d’attente on arrive dans le théâtre. A l’entrée, un agent de sécurité au cou de bison et au QI d’huître débarrasse nos bouteilles d’eau de leurs bouchons. C’est tout à fait compréhensible. La dangerosité d’un lancer de bouchon n’est plus à démontrer. Au contraire, lancer une bouteille d’eau remplie, fusse-t-elle encore ouverte, sur quelqu’un n’a jamais blessé personne. Après avoir testé l’amabilité du personnel du Trianon, nous touchons au but: 2 places assises au deuxième balcon!!! Une fois assis nous avons profité de l’absence de bouchons pour vider nos bouteilles sur la tête des pensionnaires du premier balcon.
Bon, parlons show maintenant. Quand Hugh a débarqué sur scène, autant le dire tout de suite: il avait la grande classe. J’étais un peu déçu de ne pas l’entendre parler avec l’accent anglais, mais putain quelle présence sur scène. Il blague, raconte, chante, joue, boit et nous on profite simplement de cet artiste. Les chansons étaient vraiment bien, mention spéciale à Battle of Jericho et St James, et ça donne envie de découvrir un peu plus le blues. Si sa notoriété lui a permis de remettre au goût du jour la musique du diable, elle aura aussi permis de révéler au grand public les musiciens extrêmement talentueux qui l’accompagnaient ce soir. Malgré les génisses à l’encéphalogramme aussi plat que la poitrine de Jane Birkin hurlant au moindre mot prononcé par le chanteur, ce dernier n’a jamais cessé de rappeler qu’il faisait partie d’un groupe et qu’il n’était pas tout seul. Et de toute la soirée, je trouve que c’est ce qui m’a le plus marqué et plu chez ce grand monsieur qu’est Hugh Laurie.
9/05/11
Bon, ça fait un moment que ma magnifique plume n’a pas chatouillé votre quotidien terne et morne. Je vais donc vous donner un peu de mes nouvelles puisque que je vois que vous en réclamez tous les jours avec insistance. Contrairement à ce que veut la rumeur, non je ne suis pas le petit ami de Pippa Middleton. Même si cette dernière insiste pour rentrer dans ma famille royale, je ne peux me laisser aller à de telles pratiques. J’ai un standing et ce n’est pas une vulgaire roturière qui me fera déroger aux standards en vigueur dans ma dynastie. Ce n’est pas parce que sa soeur est marié au prince d’une île perdue au milieu d’une des mers les plus dégueulasses et quelconque de notre Terre que ma famille fera une fleur à cette demoiselle au derrière à peine plus élégant que celui d’une prostituée bulgare après une journée de travail.
Maintenant que les choses ont été mise au point, voilà un petit résumé de mes découvertes et autres news de ces derniers temps:
18/04/11
Il y a un moment déjà, ma chère et tendre m’a offert la première saison de Jekyll, une série anglaise retraçant les aventures du docteur Jackman et de son alter ego maléfique. Il a réussi à plus ou moins vivre avec sa deuxième personnalité jusqu’à ce qu’une organisation secrète essaie de le capturer et menace sa famille ainsi que son petit secret.
Le scenario est très simple et c’est bien ce qui fait la force de cette série. En ne s’occupant pas de fioritures, tous les personnages principaux sont passés au crible et analysés de fond en comble. Tout au long de cette première saison, on apprend à connaître le Docteur Jackman, Mister Hyde mais aussi la femme de ces deux là. Alors que d’habitude les séries ont tendance à se ramollir, Steven Moffat arrive à nous tenir en haleine du premier épisode au dernier épisode. Le rythme imposé par le showrunner est impressionnant, si quelques épisodes sont un peu plus calmes, tous apportent une pierre à l’édifice et aucun ne joue le rôle de bouche-trou.
Les premiers épisodes sont jouissifs tant la découverte de personnages diamétralement opposés et pourtant obligés de partager un même corps est bien faite. On y découvre le quotidien d’un Dr Jackman essayant de cohabiter avec le monstre qui l’habite et le fardeau que cela représente. Ce Dr Hyde est un grand enfant, un mélange d’ado psychopathe en pleine crise et de gamin en plein Oedipe. Puis l’intrigue avance avec cette organisation qui traque le Dr Jackman et sa famille pour mettre la main sur Mister Hyde.
Sans rien vous dévoiler de l’intrigue, cette petite série anglaise est carrément au-dessus de lot. Interprétation juste, dialogue décoiffant, humour anglais, manichéisme laissé de côté, on retrouve dans cette première saison tous les éléments d’une série réussie.
5/04/11
Je suis enfin de retour. Comme vous avez pu le constater, cela fait un moment que je n’écris pas régulièrement. Figurez vous que j’ai trouvé un stage, et qu’en rentrant je n’ai plus tellement l’envie ou la force d’écrire. Ce n’est pas que vous ne me manquez pas. J’adorerais profiter de votre compagnie pour flatter mon ego en me rappelant combien je suis cultivé, mais j’ai un peu peur que votre odeur m’assomme.
Seulement voilà, depuis quelques jours vous me manquez. A force d’être entouré de personnes plus qualifiées et cultivées que moi, je commence lentement à perdre confiance. Je ne me sens plus capable de bouger des montagnes et soulever des peuples comme j’ai pu le faire en Tunisie ou en Lybie. Voilà pourquoi je viens à vous. Pour me sentir mieux et rappeler à mon bon souvenir la délicieuse sensation de supériorité après vous avoir parlé quelques minutes. Ces derniers temps, je me suis posé des questions. Entre la journée de la procrastination, élections cantonales et les dernières vidéos sur YouPorn, j’ai eu le temps de réfléchir.
Parlons procrastination d’abord. Je suis un procrastinateur de première. C’est un fait. Je ne peux pas le nier, ça serait comme si j’essayais de vous faire croire que notre président peut actuellement intégrer l’équipe de France de basket et la faire gagner sans que les membres de l’équipe adverse soient atteints de nanisme. Il paraît que la procrastination peut être un symptôme de la dépression. Dans mon cas, je pense surtout que je suis terriblement fainéant. Je suis partisan du moindre effort et je n’arrive absolument pas à changer cela. Je dois vivre avec tous les jours et m’en accommoder. Le problème c’est que du coup je ne suis pas ambitieux. Je suis bien conscient que je ne me donnerai pas les moyens d’aller au bout de mes ambitions, du coup je les limite au minimum. L’avantage c’est que je suis rarement déçu.
On en vient donc au point central. La déception. C’est ce que je ressens en ce moment. Il y a quelques années je me ruais dans les urnes pour voter. Même si je savais que cela ne changerait rien, j’étais conscient du privilège dont je bénéficiais. Aujourd’hui je m’en fous. J’ai un peu honte de le dire. J’ai seulement 22 ans et pourtant je suis constamment déçu par une classe politique qui ne pense qu’à ses intérêts, à ses petites batailles plutôt qu’à ce qu’il se passe en bas de l’échelle sociale.
Je suis également déçu par moi-même et mon incapacité à me bouger pour aller bourrer l’urne. Halte là petits vicieux !!! Pas de jeux de mots graveleux. On est sur un article sérieux là. En plus de cela, on brandit depuis quelques années le spectre des élections de 2002 avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour. Expliquez-moi en quoi la situation est différente aujourd’hui ? Qu’est ce que notre vote républicain a changé ? Que dalle. C’est même pire. Aujourd’hui, l’ancien conseiller spécial du Président, celui qui lui a écrit ses discours pendant des années a déclaré que le nombre de musulmans en France pose des problèmes.
Aujourd’hui je préfère réparer les dysfonctionnements de mon petit monde plutôt que de vouloir sauver une France qui de toute manière ne semble pas vouloir des gens comme moi. J’aimerais pouvoir me lever et faire changer les choses. Mais je n’ai pas envie de me fatiguer à essayer pour être déçu. C’est probablement triste et con comme vos pieds, mais c’est comme ça.
Là, tout de suite, maintenant, tout ce que je veux c’est étendre mes jambes en écoutant les réquisitoires de Pierre Desproges.
19/03/11
Il y a des films que je ne manquerai pour rien au monde, et les retrouvailles des Frères Coen et de Jeff Bridges en fait partie.
Le scénario de ce western n’est pas bien compliqué: une jeune fille, Mattie Ross cherche à venger la mort de son père, pour cela elle engage un vieil US Marshall borgne, Rooster Cogburn réputé pour ses talents de chasseur de tête. Ils partent donc accompagnés de LaBoeuf, un Texas Ranger à la poursuite de ce bandit faisant partie de la bande de Ned Pepper !
On va faire bref, ce film est vraiment bien. Au début j’avais un peu peur qu’il soit traîne en longueur. En fait, à part le plan final il n’y a aucune longueur. Tout est utile ou divertissant. Les acteurs sont juste fantastiques. Que ce soit Jeff Bridges ou bien Hailee Steinfeld, l’actrice principale dont le nom n’apparaît même pas au générique ou encore Matt Damon, ils excellent tous dans leur art. Je ne suis pas un grand fan de Matt Damon, mais en Texas Ranger décérébré il est vraiment génial. Le voir dans ce rôle ça m’a rappelé le film d’animation Team America World Police dans lequel il ne sait pas dire autre chose que son nom.
En plus de certaines répliques hilarantes ou de situations totalement ubuesques, on retrouve toute l’ambiance des meilleurs western. Les personnages atypiques, aux caractères bien trempés, souvent un peu caricaturaux et une histoire simple.
Note générale: 17/20
Points positifs: Dialogues percutants, personnages originaux, scènes d’action très bien réalisées
Points négatif: Le plan final, vraiment too much, certains regretteront le fait que ce film n’est pas aussi décalé qu’ont aurait pu le penser.
8/03/11
Entre deux recherches de stage, il est évident qu’un homme aussi occupé que moi a besoin de se divertir. Voilà pourquoi je me suis récemment lancé dans la série anglaise « Life On Mars« . Le pitch est simple : alors qu’il poursuit un tueur en série, Sam Tyler, commissaire de police à Londres, se fait fait renverser et se réveille en 1973. Il apprend donc à vivre là bas tout en essayant de savoir ce qui lui est arrivé.
Je ne vais pas vous faire patienter trop longtemps. Cette série est vraiment excellente. Le décalage entre 1973 et 2006 crée des situations plutôt délirantes mais surtout permet de rendre les enquêtes beaucoup plus intéressantes qu’elles auraient pu l’être autrement. John Simm, alias Sam Tyler, est tout simplement génial. Au fil des épisodes on s’attache à ce chieur qui n’arrête pas de vouloir suivre la procédure des années 2000 alors qu’il pourrait simplement arriver ivre au commissariat et taper les suspects comme le fait Gene Hunt.
Gene Hunt, incarné par le superbe Philip Glenister c’est l’anti-Sam par excellence. Quand on le voit, on se rend compte de la chance que nous avons de vivre en 2010. Toutefois, on se demande si des fois la vie ne serait pas plus drôle avec des phénomènes comme lui à nos côtés. Cassant, bruyant et vulgaire, il est tout ce que le politiquement correct horripile. Son duo avec John Simm porte la série à bout de bras. L’opposition de ces deux personnages donne à cette série tout son caractère. Les dialogues sont brillants pour quiconque aime l’humour anglais et surtout, si vous regardez en VO, vous tomberez amoureux de l’accent des personnages !!