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[Critique Cinéma] X-Men: Le Commencement

Les enfants, votre guide spirituel est enfin de retour. J’aimerais être plus souvent à vos côtés pour prêcher la bonne parole, mais mon temps étant précieux, je ne peux le perdre à éduquer votre pauvres petits esprits pervers.

Toutefois, dans ma grande bonté, je vais vous raconter ma vie et notamment vous donner mon avis sur le dernier film que je suis allé voir au cinéma,  à savoir : « X-Men, le commencement ». Autant vous le dire, j’attendais ce film comme Steevy attend la Gay Pride. Je l’attendais aussi impatient que craintif : impatient parce que l’idée de reprendre la genèse des X-Men est très intéressante et craintif parce que quasiment aucun des personnages choisis n’a réellement fait partie de la première équipe des X-Men. Des membres originels on ne retrouve que Le Fauve et le Professeur X. C’est compréhensible étant donné que la plupart des membres de l’équipe de base sont apparus dans les 3 premiers opus. Mais tout de même, de là à recaser Havok, le demi-frère cadet de Cyclope, c’est plutôt culotté. Passons sur les incohérences du scenario qui ont du faire pâlir les fans de comics. Maintenant, concentrons-nous sur les faits et rien que les faits.

Pour les culs terreux vivant au fin fond d’une grotte ou même en Normandie, ce film revient sur les origines des X-Men et du conflit opposant Magneto et le professeur Charles Xavier. La Terre ignore encore l’existence des mutants mais cela est sur le point de changer puisque le vilain Sebastian Shaw, incarné par Kevin Bacon, entend déclencher une guerre nucléaire avec l’aide de la sublime Emma Frost. Le but de cette guerre nucléaire : exterminer la race humaine pour laisser les mutants dominer logiquement le monde.

Ce conflit entre les méchants et gentils serait extrêmement banal s’il ne permettait d’explorer une thématique récurrente dans la saga des X-Men : l’intégration des mutants dans la société. Pour Magneto et Sebastian Shaw, les mutants sont supérieurs aux humains et les deux ne pourront cohabiter pacifiquement. Au contraire, Xavier croit sincèrement et peut-être naïvement qu’humains et mutants pourront forniquer en paix dans les champs et prés du monde entier. L’un prône la violence, l’autre la diplomatie. Plus qu’une opposition de style, ce sont surtout deux leaders ayant le même but : la survie de leurs semblables dans un monde hostile.

Au cours des différentes étapes de ce film, on devine qu’à chaque instant tout peut basculer et on ne fait qu’attendre ce moment, le premier affrontement entre Xavier et Magneto. Le conflit nucléaire n’est finalement qu’un prétexte pour exhiber le physique affolant de January Jones (Emma Frost) et expliquer comment Erik a basculé du côté obscur de la Force.

 

Cette problématique permet à ce X-Men : First Class de ne pas être qu’un blockbuster surfant sur la vague Marvel sans toutefois en faire un film trop pompeux. Si j’ai été déçu à la sortie par le choix des personnages ainsi que certaines infidélités aux comics, les scènes d’action sont très réussies et les acteurs, même si moins convaincants que Patrick Stewart et Ian McKelley, extrêmement convaincants.

En somme, ce X-Men First Class est divertissant mais risque de faire grincer des dents de nombreux intégristes de l’univers Marvel à cause des libertés scénaristiques prise par la production.

Note générale : 15/20

Points positifs : January Jones en petite tenue ça vaut le détour pour les fans de Barbie, scènes d’action très bien filmées

Points négatifs : Kevin Bacon est vraiment mauvais, on fait difficilement moins charismatique comme méchant. De tous les mutants disponibles dans l’univers Marvel, pourquoi choisir ceux là pour faire les super-vilains ? Manque de charisme (sauf pour Azazel) et aucun rapport avec les comics d’origine.

 

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[Critique Série] Jekyll

Il y a un moment déjà, ma chère et tendre m’a offert la première saison de Jekyll, une série anglaise retraçant les aventures du docteur Jackman et de son alter ego maléfique. Il a réussi à plus ou moins vivre avec sa deuxième personnalité jusqu’à ce qu’une organisation secrète essaie de le capturer et menace sa famille ainsi que son petit secret.

Le scenario est très simple et c’est bien ce qui fait la force de cette série. En ne s’occupant pas de fioritures, tous les personnages principaux sont passés au crible et analysés de fond en comble. Tout au long de cette première saison, on apprend à connaître le Docteur Jackman, Mister Hyde mais aussi la femme de ces deux là. Alors que d’habitude les séries ont tendance à se ramollir, Steven Moffat arrive à nous tenir en haleine du premier épisode au dernier épisode. Le rythme imposé par le showrunner est impressionnant, si quelques épisodes sont un peu plus calmes, tous apportent une pierre à l’édifice et aucun ne joue le rôle de bouche-trou.

Les premiers épisodes sont jouissifs tant la découverte de personnages diamétralement opposés et pourtant obligés de partager un même corps est bien faite. On y découvre le quotidien d’un Dr Jackman essayant de cohabiter avec le monstre qui l’habite et le fardeau que cela représente. Ce Dr Hyde est un grand enfant, un mélange d’ado psychopathe en pleine crise et de gamin en plein Oedipe. Puis l’intrigue avance avec cette organisation qui traque le Dr Jackman et sa famille pour mettre la main sur Mister Hyde.

Sans rien vous dévoiler de l’intrigue, cette petite série anglaise est carrément au-dessus de lot. Interprétation juste, dialogue décoiffant, humour anglais, manichéisme laissé de côté, on retrouve dans cette première saison tous les éléments d’une série réussie.

[My Life] Pourquoi je n’ai pas voté aux dernières cantonales?

Je suis enfin de retour. Comme vous avez pu le constater, cela fait un moment que je n’écris pas régulièrement. Figurez vous que j’ai trouvé un stage, et qu’en rentrant je n’ai plus tellement l’envie ou la force d’écrire. Ce n’est pas que vous ne me manquez pas. J’adorerais profiter de votre compagnie pour flatter mon ego en me rappelant combien je suis cultivé, mais j’ai un peu peur que votre odeur m’assomme.

 

Seulement voilà, depuis quelques jours vous me manquez. A force d’être entouré de personnes plus qualifiées et cultivées que moi, je commence lentement à perdre confiance. Je ne me sens plus capable de bouger des montagnes et soulever des peuples comme j’ai pu le faire en Tunisie ou en Lybie. Voilà pourquoi je viens à vous. Pour me sentir mieux et rappeler à mon bon souvenir la délicieuse sensation de supériorité après vous avoir parlé quelques minutes. Ces derniers temps, je me suis posé des questions. Entre la journée de la procrastination, élections cantonales et les dernières vidéos sur YouPorn, j’ai eu le temps de réfléchir.

 

Parlons procrastination d’abord. Je suis un procrastinateur de première. C’est un fait. Je ne peux pas le nier, ça serait comme si j’essayais de vous faire croire que notre président peut actuellement intégrer l’équipe de France de basket et la faire gagner sans que les membres de l’équipe adverse soient atteints de nanisme. Il paraît que la procrastination peut être un symptôme de la dépression. Dans mon cas, je pense surtout que je suis terriblement fainéant. Je suis partisan du moindre effort et je n’arrive absolument pas à changer cela. Je dois vivre avec tous les jours et m’en accommoder. Le problème c’est que du coup je ne suis pas ambitieux. Je suis bien conscient que je ne me donnerai pas les moyens d’aller au bout de mes ambitions, du coup je les limite au minimum. L’avantage c’est que je suis rarement déçu.

 

On en vient donc au point central. La déception. C’est ce que je ressens en ce moment. Il y a quelques années je me ruais dans les urnes pour voter. Même si je savais que cela ne changerait rien, j’étais conscient du privilège dont je bénéficiais. Aujourd’hui je m’en fous. J’ai un peu honte de le dire. J’ai seulement 22 ans et pourtant je suis constamment déçu par une classe politique qui ne pense qu’à ses intérêts, à ses petites batailles plutôt qu’à ce qu’il se passe en bas de l’échelle sociale.

Je suis également déçu par moi-même et mon incapacité à me bouger pour aller bourrer l’urne. Halte là petits vicieux !!! Pas de jeux de mots graveleux. On est sur un article sérieux là. En plus de cela, on brandit depuis quelques années le spectre des élections de 2002 avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour. Expliquez-moi en quoi la situation est différente aujourd’hui ? Qu’est ce que notre vote républicain a changé ? Que dalle. C’est même pire. Aujourd’hui, l’ancien conseiller spécial du Président, celui qui lui a écrit ses discours pendant des années a déclaré que le nombre de musulmans en France pose des problèmes.

 

Aujourd’hui je préfère réparer les dysfonctionnements de mon petit monde plutôt que de vouloir sauver une France qui de toute manière ne semble pas vouloir des gens comme moi. J’aimerais pouvoir me lever et faire changer les choses. Mais je n’ai pas envie de me fatiguer à essayer pour être déçu. C’est probablement triste et con comme vos pieds, mais c’est comme ça.

Là, tout de suite, maintenant, tout ce que je veux c’est étendre mes jambes en écoutant les réquisitoires de Pierre Desproges.

 

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[Critique-Cinéma] True Grit

Il y a des films que je ne manquerai pour rien au monde, et les retrouvailles des Frères Coen et de Jeff Bridges en fait partie.

Le scénario de ce western n’est pas bien compliqué: une jeune fille, Mattie Ross cherche à venger la mort de son père, pour cela elle engage un vieil US Marshall borgne, Rooster Cogburn réputé pour ses talents de chasseur de tête. Ils partent donc accompagnés de LaBoeuf, un Texas Ranger à la poursuite de ce bandit faisant partie de la bande de Ned Pepper !

 

On va faire bref, ce film est vraiment bien. Au début j’avais un peu peur qu’il soit traîne en longueur. En fait, à part le plan final il n’y a aucune longueur. Tout est utile ou divertissant. Les acteurs sont juste fantastiques. Que ce soit Jeff Bridges ou bien Hailee Steinfeld, l’actrice principale dont le nom n’apparaît même pas au générique ou encore Matt Damon, ils excellent tous dans leur art. Je ne suis pas un grand fan de Matt Damon, mais en Texas Ranger décérébré il est vraiment génial. Le voir dans ce rôle ça m’a rappelé le film d’animation Team America World Police dans lequel il ne sait pas dire autre chose que son nom.

 

En plus de certaines répliques hilarantes ou de situations totalement ubuesques, on retrouve toute l’ambiance des meilleurs western. Les personnages atypiques, aux caractères bien trempés, souvent un peu caricaturaux et une histoire simple.

 

Note générale: 17/20

Points positifs: Dialogues percutants, personnages originaux, scènes d’action très bien réalisées

Points négatif: Le plan final, vraiment too much, certains regretteront le fait que ce film n’est pas aussi décalé qu’ont aurait pu le penser.

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[Critique Série] Life On Mars

Entre deux recherches de stage, il est évident qu’un homme aussi occupé que moi a besoin de se divertir. Voilà pourquoi je me suis récemment lancé dans la série anglaise « Life On Mars« . Le pitch est simple : alors qu’il poursuit un tueur en série, Sam Tyler, commissaire de police à Londres, se fait fait renverser et se réveille en 1973. Il apprend donc à vivre là bas tout en essayant de savoir ce qui lui est arrivé.

Je ne vais pas vous faire patienter trop longtemps. Cette série est vraiment excellente. Le décalage entre 1973 et 2006 crée des situations plutôt délirantes mais surtout permet de rendre les enquêtes beaucoup plus intéressantes qu’elles auraient pu l’être autrement. John Simm, alias Sam Tyler, est tout simplement génial. Au fil des épisodes on s’attache à ce chieur qui n’arrête pas de vouloir suivre la procédure des années 2000 alors qu’il pourrait simplement arriver ivre au commissariat et taper les suspects comme le fait Gene Hunt.

Gene Hunt, incarné par le superbe Philip Glenister c’est l’anti-Sam par excellence. Quand on le voit, on se rend compte de la chance que nous avons de vivre en 2010. Toutefois, on se demande si des fois la vie ne serait pas plus drôle avec des phénomènes comme lui à nos côtés. Cassant, bruyant et vulgaire, il est tout ce que le politiquement correct horripile. Son duo avec John Simm porte la série à bout de bras. L’opposition de ces deux personnages donne à cette série tout son caractère. Les dialogues sont brillants pour quiconque aime l’humour anglais et surtout, si vous regardez en VO, vous tomberez amoureux de l’accent des personnages !!

 

Note générale : 18/20